.
.Syracuse, été 2005. J'avance dans une rue étroite, là où la chaleur se veut étouffante. Je sais la présence du Vésuve en arrière plan, derrière moi, et j'imagine son réveil tel que l'a décrit Pline Le Jeune dans ses lettres. Qu'as-t-il ressenti à la mort de son oncle ? Je continue d'avancer. Parce que c'est un de mes traits et que je n'arrête jamais d'avancer. Alors que la nuit commence à tomber, je croise quelques jeunes filles du pays, légèrement vêtues, les cheveux sautillants sur leurs épaules à chacun de leurs pas et ondulants au souffle du vent chaud qui s'engouffrait dans la ruelle. Je continuais mon chemin, pour croiser quelques dames du pays. Assises ensemble, autour d'une vieille table en bois, les cheveux en chignon, elles parlaient bruyamment et riaient de bon coeur. J'entends mon prénom. Plus loin devant, j'aperçois Antonio qui me fait de grands signes. Il y a d'un coup plus de monde. Je le rejoins, en essayant de capter les émotions qui s'émanent de la foule que je traverse.
Et vous, tenterez-vous de capter les miennes ?
.
.
.
.
J'imagine qu'il y a des gens qui naissent avec la tragédie dans le sang.
.
.