Mon nom ? Non. Les noms, c'est pour les pierres tombales.

Mon nom ? Non. Les noms, c'est pour les pierres tombales.
.
.

Syracuse, été 2005. J'avance dans une rue étroite, là où la chaleur se veut étouffante. Je sais la présence du Vésuve en arrière plan, derrière moi, et j'imagine son réveil tel que l'a décrit Pline Le Jeune dans ses lettres. Qu'as-t-il ressenti à la mort de son oncle ? Je continue d'avancer. Parce que c'est un de mes traits et que je n'arrête jamais d'avancer. Alors que la nuit commence à tomber, je croise quelques jeunes filles du pays, légèrement vêtues, les cheveux sautillants sur leurs épaules à chacun de leurs pas et ondulants au souffle du vent chaud qui s'engouffrait dans la ruelle. Je continuais mon chemin, pour croiser quelques dames du pays. Assises ensemble, autour d'une vieille table en bois, les cheveux en chignon, elles parlaient bruyamment et riaient de bon coeur. J'entends mon prénom. Plus loin devant, j'aperçois Antonio qui me fait de grands signes. Il y a d'un coup plus de monde. Je le rejoins, en essayant de capter les émotions qui s'émanent de la foule que je traverse.
Et vous, tenterez-vous de capter les miennes ?

.
.
.
.

J'imagine qu'il y a des gens qui naissent avec la tragédie dans le sang.
.
.

# Posté le vendredi 12 juin 2009 04:22

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 00:27


Je lève même la main droite et dis "Je le jure".
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 09 août 2009 04:17

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 18:48